Elephant Blanc

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Historique et origine du nom (1. Généralités)

Rencontre avec le CAMBODGE

Je fis avec ma femme, Valérie NGUYEN, un premier voyage au Cambodge en 1992. Nous partagions un sentiment de félicité à la vue des merveilleux sites d’Angkor. Notre bonheur était égal à notre inconscience car des bandes armées Khmères rouges sévissaient encore dans la région. Au pied des temples, seuls touristes, nous échangions quelques mots et quelques sourires avec les enfants dépenaillés qui nous proposaient d’être nos guides. Ils avaient aussi des babioles à vendre et nous harcelaient en disant : souvenir, souvenir, tant et si bien qu’il était devenu presque rituel pour moi de leur apprendre la chanson si connue de Johnny Halliday, qu’ils retenaient avec une mémoire auditive sans pareille pour nous, mais propre à tous les peuples d’Asie.

Au sentiment de félicité s’opposait un sentiment de profonde tristesse, pour ce peuple si beau, si fier et si chaleureux, car partout les stigmates de l’horreur se rappelaient à notre vision en prenant la forme des divers handicaps et mutilations qu’occasionnent les mines antipersonnelles ; la misère, Phnom Penh était un véritable bidonville où les hommes partageaient leur survie avec les rats et les jeunes femmes avec les forces armées de tous les peuples du monde.

Dix ans après.

Bien que voyageant souvent en Asie, il nous fallut dix ans avant de retourner dans ce pays, car il était impossible pour nous d’y revenir en simples touristes. Le charme qui nous avait envahi refit surface et nous renforça dans le désir de participer à la reconstruction de ce pays. Accompagnés d’Audrey et de Josette, tout se joua pour nous quatre à l’orphelinat de Sihanoukville ou nous avions amené des cadeaux pour les enfants. Sept enfants étaient à parrainer et nous nous engagions auprès de la directrice à trouver des parrains lors de notre retour en France. Il nous semblait que l’action de parrainage était insuffisante si le jeune quittant un orphelinat et ayant obtenu une qualification ne pouvait l’utiliser sur le marché du travail. Il nous apparaissait que la reconstruction du tissu social au Cambodge passait aussi par le post-parrainage.Ainsi fut créée l’association humanitaire « L’ELEPHANT BLANC » en mai 2002.

Peu de temps après ma compagne quittait ce monde. L’expérience de la mort est vraisemblablement l’Expérience Ultime, le peuple cambodgien le sait particulièrement, c’est une des raisons pour lesquelles, il lui est aujourd’hui encore difficile de vivre et qu’il est pour moi important d’essayer de l’aider.



/>Origine du nom

L’éléphant blanc est traditionnellement dans cette partie du monde un animal à haute valeur symbolique. Il représente la prospérité, il est source de richesse pour son détenteur. Le Roi de Thaîlande en possèderait quarante. Il n’en existerait plus au Cambodge. Au delà de sa symbolique, l’éléphant est un animal familier qui aide par sa force musculaire aux travaux pénibles que doivent accomplir les hommes. Il tisse des liens très forts avec son cornac. Il a énormément de mémoire et pourrait nous rappeler que le Cambodge fut un protectorat français et que nous avons peut-être des responsabilités particulières dans cette partie du monde. Roger Barthas, Mai 2002 (Extrait bulletin N°1).


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L’éléphant blanc est un mythe bien vivant ! Outre le fait d’être considéré comme le roi des éléphants, l’origine de la vénération dont l’éléphant blanc fait l’objet remonte aux premiers temps du boudhisme. En effet, l’Eveillé a annoncé sa dernière venue parmi les hommes sous la forme d’un éléphant blanc, apparu en rêve à sa mère, la reine Maya, la veille de son accouchement. Pour les peuples d’Asie du Sud-est, la possession d’un éléphant blanc a donc une importance très particulière puisqu’à l’instar du Boudha Gautama, on lui attribue des qualités spirituelles d’un être ayant atteint un très haut degré d’éveil. (Extrait bulletin N°5, décembre 2003).
Pour plus de développement, consulter le site www.elefantasia.com

Dans le bulletin N°10 (Décembre 2005), Roger référençait le livre du professeur Deloche (« Comme un éléphant blanc ») dont il conseillait vivement la lecture. A l’assemblée générale d’avril 2006, Roger a insisté sur la notion de différence qui est inclusive du concept d’éléphant blanc. C’est pour cela que l’on trouve référencé notre site sur « google » avec l’orthographe initiale de notre association: elephantblanc